La banque, reflet d’un monde en train de naître

Trois dirigeants témoignent et apportent leur vision de la banque de demain

Avant propos

Trois, c’est le nombre de mois qu’il nous aura fallu pour transformer une idée en initiative, et une initiative en livre. Ce livre, vous le tenez entre vos mains.

Les vents s’annonçaient pourtant contraires. La période tout d’abord. Lancer un projet collectif avant les congés d’été relevait plus d’un pari irréaliste que d’une entreprise mûrement réfléchie. L’ambition ensuite. Proposer à des non spécialistes de livrer leur vision de la banque de demain : qui aurait envie de participer à une initiative aussi éloignée de ses propres préoccupations ? Qui plus est, gratuitement ? Enfin, les contributeurs. Des non banquiers. Alors qu’Athling travaille depuis quinze ans pour des banques ou des établissements de crédit spécialisés, nous allions chercher des néophytes du sujet. Qu’allait-on bien pouvoir en sortir ?

Les vents trop favorables étaient aussi à redouter. Nous déportions la charge d’écriture sur autrui, ce qui nous laissait le temps de voir venir. Oui, mais voilà, c’est sur d’autres fronts que nous étions attendus. Partir en quête des multiples adresses mail de nos contributeurs, des contacts de leurs éditeurs, managers, collaborateurs, soumettre le projet, relancer, relancer encore, relancer toujours, renvoyer un mail tombé dans les oubliettes des spams, faire renaître un courrier noyé dans une masse de messages encore non lus, coordonner les textes, assembler, relire, éditorialiser, corriger, revenir sur ses pas… Une foultitude de tâches minutieuses qui relèvent autant de la pugnacité que de la foi…

Nous ne savions pas que c’était impossible, alors nous l’avons fait. A travers ce livre, la maxime de Mark Twain résonne plus que jamais. Il démontre que, quel que soit le sens du vent, il faut maintenir le cap. Voilà qui est souvent plus facile à dire, qu’à faire. La crainte du refus, du silence, de l’ego blessé ou du temps perdu vient bien souvent désespérer les enthousiasmes de la première heure. Mais nous sommes là pour témoigner au moment des comptes, les surprises, les étonnantes rencontres, les belles découvertes
font oublier tous les détours.

Le résultat de cette entreprise dépasse largement nos attentes. Et nous souhaitons exprimer notre reconnaissance à toutes celles et tous ceux qui
l’ont rendue possible. Toutes celles et tous ceux que nous avons traqués sur la toile, ciblés sur les moteurs de recherche, suivis sur les réseaux sociaux.
Que nous avons ubérisés1 enfin. Ce livre est le fruit de son époque numérique.
Nous n’aurions pu l’imaginer il y a encore cinq ans…

 

Télécharger les actes du déjeuner-débat 2015


Pierre Blanc
Les derniers articles par Pierre Blanc (tout voir)

Comments are closed